Boukrouh réinvente le narcissisme

L’Algérie fait face à une situation difficile, et certains de ses intellectuels, à l’image de Nouredine Boukrouh, s’inquiètent pour leur égo ! Irrité à l’extrême par le communiqué signé par Ahmed Taleb Ibrahimi, Ali Yahia Abdenour et Rachid Benyelles, et à travers lequel, ils ont manifesté publiquement leur opposition à un 5ème mandat, l’ex-président du PRA est allé jusqu’à accuser les trois personnalités de lui avoir « dérobé » son idée. Cultivant un nombrilisme à la limite du pathologique, Boukrouh a rendu public un communiqué au vitriol, non pas pour défendre un point de vue dont le contenu concerne la situation actuelle que traverse le pays, ou pour se placer comme une force de propositions, mais pour crier au plagiat. Comme quoi, chaque personnalité, qui voudrait critiquer le pouvoir, est désormais tenue de solliciter l’accord préalable de cet opposant de « luxe » à l’allure hautaine qui n’aime pas fréquenter le « petit peuple », le « ghachi », comme il l’appelait, mais qui ose, à partir d’une position confortable, lancer des appels de sédition à ce même peuple qu’il a toujours méprisé. C’est dire tout le narcissisme de cet homme qui se prend pour ce qu’il ne pourra jamais l’être. Ayant le sens de l’éclipse, du point de vue lexical et pratique, Nouredine Boukrouh n’apparait que lorsque ses sponsors le somment de le faire, noyant sa servilité et son manque de courage dans une littérature soignée, derrière laquelle, il dissimule son « incontinence » verbale, et pensant que le peuple a oublié que ce monsieur bien pensant a déjà occupé le poste de ministre du Commerce et l’a quitté après un retentissant échec. Pour la petite histoire, il y’a lieu de souligner que Boukrouh est l’auteur d’une des articles les plus élogieux jamais écrits sur Bouteflika ; c’était avant qu’il ne soit nommé dans les gouvernements Benbitour et Benflis.