Le Premier ministre irakien Abadi annonce que l’Irak est “libéré” de l’organisation État islamique

Iraqi Prime Minister Haider al-Abadi addresses the media in Ankara December 25, 2014. REUTERS/Umit Bektas (TURKEY – Tags: POLITICS) – RTR4J8X5
L’Irak est désormais “totalement libéré” de la présence sur son territoire de l’organisation État islamique, a annoncé, samedi, le Premier ministre Haïdar al-Abadi. L’EI s’était emparé du tiers du pays en 2014 lors d’une offensive éclair.

Le Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi a annoncé, samedi 9 décembre, “la fin de la guerre” menée depuis trois ans par les forces gouvernementales contre l’organisation État islamique (EI) en Irak.

“Nos forces contrôlent complètement la frontière irako-syrienne et j’annonce donc la fin de la guerre contre Daech [acronyme en arabe de l’EI]”, a-t-il déclaré à l’ouverture d’une conférence organisée par le syndicat irakien des journalistes à Bagdad.

“Notre ennemi voulait tuer notre civilisation mais nous avons gagné grâce à notre unité et notre détermination. Nous les avons vaincus en peu de temps”, a-t-il ajouté.

L’EI s’était emparé du tiers du pays en 2014 lors d’une offensive éclair et, en prenant le contrôle d’un territoire aussi vaste que l’Italie, à cheval sur la Syrie et l’Irak, avait proclamé un “califat” avec ses deux capitales Mossoul en Irak et Raqqa en Syrie.

L’EI garde une capacité de nuisance

L’armée irakienne désemparée avait battu en retraite et devant l’imminence du danger, la principale figure spirituelle de la communauté chiite en Irak, l’ayatollah Ali Sistani, avait lancé un appel à la mobilisation générale.

Cet appel a mené à la création des forces paramilitaires du Hachd al-Chaabi qui comptent des dizaines de milliers d’hommes et qui ont aidé les forces gouvernementales dans leurs offensives contre l’EI.

Remises sur pied, les forces irakiennes, aidées par la coalition internationale menée par les États-Unis, avaient lancé progressivement la contre-offensive en reprenant en 2016 Fallouja et Ramadi dans l’ouest mais surtout Mossoul, la deuxième ville du pays, en juillet dernier. La dernière bataille a eu lieu dans le désert près de la frontière syrienne.

Cependant, selon les experts, l’EI garde une capacité de nuisance et peut encore faire couler le sang en retournant à la clandestinité et en menant des attentats.

Par ailleurs, le groupe terroriste est toujours présent dans le Wadi Houran, une vallée d’Irak située dans la province occidentale d’Al-Anbar. Dans ce relief accidenté – avec des gorges pouvant atteindre 200 m de profondeur –, l’EIa établi des caches et dispose de dépôts d’armes.

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