Un scandale secoue le haut conseil de la langue arabe

Son président a voulu célébrer la journée mondiale de la langue arabe en terre saoudienne

auteur: A.L

Dans un incident sans précédent dans l’histoire du haut conseil de la langue arabe, et même dans l’histoire de l’Algérie indépendante, le président de ce conseil, qui est un organisme consultative auprès de la présidence de la république, a organisé une célébration à l’occasion de la commémoration de la journée mondiale de la langue arabe, qui est la journée coïncidant avec la promulgation de la langue arabe langue officielle de l’organisme des nations unies.
La célébration, au lieu d’être organisé dans un lieu qui correspond au rang de ce conseil, on a planifié – d’après ce qu’a appris « Algérie maintenant » de sources digne de foi-, de l’organiser au niveau de l’ambassade de l’Arabie Saoudite à Alger, où ceux qui ont participé à planifier l’organisation de cette célébration, sont le président du conseil Salah Belaid et l’attaché culturel de l’ambassade, ce qui reflète une image réductrice de l’Etat algérien, représentée par Belaid désigné par un décret présidentiel, qui participe à l’organisation d’une célébration avec un simple attaché culturel d’une ambassade étrangère.
Belaid qui semble heureux de cette grande victoire de la langue arabe, a adressé – selon nos sources- des invitations aux ministres, aux ambassadeurs et aux personnalités publiques importantes, évidement pour venir à l’ambassade saoudite, qui est considéré d’après les lois internationales comme un territoire saoudien, comme si la terre algérienne est devenue très étroit pour accueillir ce genre de célébration.
Cette célébration où cette chute, a provoqué le colère des cercles de la décision politique et diplomatique en Algérie, ce qui a amené des milieux puissants au sein du pouvoir à blâmer et à sermonner ce président de son acte, qui à ce qu’il paraît ne l’a pas bien calculé.
Les ministres et les ambassadeurs ont boycotté cette célébration, et la participation a été limitée à l’ambassadeur saoudien et le vice président du haut conseil de la langue arabe, qui a été dépêché à la place de son président affecté par les lourds reproches dont il a fait l’objet.
De leur côté les partisans de la langue arabe ont exprimé leur mécontentement de ce geste irresponsable de la part d’un haut fonctionnaire du rang du président d’un conseil, qui a essayé de rapetisser son poste, ce qui fait dire à certains que ses jours sont désormais comptés dans ce poste, après des années comme président de ce haut conseil, où la plupart des correspondances avec les administrations se déroule en langue de Molière, en l’absence de ce président et de son conseil, dont l’Etat algérien et son président n’ont pas été avare de dons et de soutien pour la promotion de cette langue.