Le nouveau salaire faramineux du directeur général de l’ONDA

Le Directeur Général de l’ONDA, Sami Bencheikh El-Hocine, vient, en ce début de l’année 2018, d’augmenter son salaire au mépris de la réglementation régissant les salaires des dirigeants d’entreprise.
En ces temps de rareté des ressources financières où il est demandé à la population de serrer la ceinture, ledit directeur général a décidé de s’attribuer un salaire mensuel fixe brut de pas moins de 326400 DA ainsi qu’une prime trimestrielle de 250614 DA. « C’est lui-même qui a fixé son salaire, en infraction totale à la réglementation, sans en référer à qui que ce soit, comme s’il travaillait à son propre compte» regrette un cadre de l’ONDA. Pire, ajoute cette même source «comme sa cupidité n’a d’égale que le sentiment d’impunité qui l’anime, il a appliqué cette augmentation avec un effet rétroactif de plus de 30 mois. Il a pu ainsi empocher indûment un rappel de salaire de 1 780 617,4 DA ».
Par ailleurs, « depuis plus d’une année déjà, s’est lui-même qui fixe, au lieu et place du conseil d’administration, le montant de sa propre prime trimestrielle. Il « s’autoévalue » et s’attribue le montant plafond de la prime, sans égard à personne, ni au ministre de la culture Azeddine Mihoubi qui, pour sa part, est grassement servi, en matière de droits, en tant qu’auteur le plus privilégié du pays, ni au conseil d’administration de l’ONDA », poursuit notre source.
En intégrant la prime annuelle, le salaire annuel brut de Sami Bencheikh El-Hocine, s’élèvera alors, en ces temps de crises, à 6 364 800 DA, soit une moyenne mensuelle de 530400 DA. Ces augmentations, note notre interlocuteur, « viennent en préparation du départ à la retraite de Monsieur Bencheikh El-Hocine, âgé aujourd’hui de 65 ans. Grâce à ces augmentations, la prime de départ à la retraite qu’il touchera, calculée sur la base de 15 mois de salaire, s’élèvera à la « bagatelle » de 7 956 000 DA ! ».
Pour faire passer la pilule, le généreux directeur général a augmenté de 15 % les salaires du personnel et, plus important, octroyé en catimini un prêt de 10 000 000 de DA à un représentant des travailleurs. Dans la foulée il omet les avancements et promotions de ceux qu’ils n’aiment pas avec la baraka de ce même représentant des travailleurs.
Il faut se demander pourquoi les institutions de contrôle des finances et de la gestion des établissements publics ne font rien pour délivrer l’ONDA de ce prédateur hors paire.