Haddad bombarde Rebrab aprés ses attaques depuis la France

auteur: karim.m
  • Le chef du FCE, Ali Haddad, a critiqué sévèrement le PDG du Groupe Cevital, Issad Rebrab, après les attaques de ce dernier contre les responsables algériens depuis la France où il a été l’invité de la chaîne France 24.

    « Je veux dire que nous ne sommes pas de ceux qui insultent et critiquent leur pays, et leurs responsables de l’étranger, quelles que soient les difficultés que nous rencontrons en tout temps », a lancé Haddad, en allusion aux propos de Rebrab, dans un discours prononcé à Laghouat, dans le cadre de sa campagne électorale pour sa réélection à la tête du forum pour un deuxième mandat.

    Invité par France 24, le patron de Cevital a évoqué « une main invisible » qui serait derrière le blocage de ses projets, estimant que le chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, n’était pas au courant ; ce qui est considéré comme étant  une critique à un symbole de l’Etat, à savoir le président de la République.

    Selon des sources d’Algérie Maintenant, la sortie de Rebrab a provoqué une vague d’indignation chez les hommes d’affaires et investisseurs en Algérie, estimant que Rebrab veut étendre et imposer son influence politique de l’extérieur du pays. Ce qui est interprétée comme une tentative de se montrer puissant en utilisant la France contre l’Algérie.

    Les connaisseurs du monde de investissement en Algérie soutiennent que les difficultés évoquées par Rebrab sont infondées, expliquant que les investisseurs trouvent toutes les facilités, comme l’accès au foncier et aux crédits bancaires, pour réaliser leurs projets.

    Cela au moment où Rebrab représente l’empire de l’huile et de sucre, lui qui est accusé d’avoir tenté de brûler, en 2011, l’Algérie en exploitant son monopole sur les deux produits, provoquant des émeutes dans certaines wilayas du pays.

    Ceux qui connaissent le passé politique de Rebrab n’oublient pas que ce dernier avait utilisé les mains invisibles qui étaient au pouvoir.

    L’ancien chef du gouvernement, Belaid Abdeslam, avait révélé en 2016 des secrets sur l’empire Rebrabien, indiquant que l’homme d’affaires avait refusé de payer des impôts d’une valeur de 140 milliards de centimes au début des années 90.

    Selon Belaid Abdeslam, l’ancien président du RCD, Said Sadi, et le général Larbi Belkhir sont intervenus auprès du gouvernement afin d’accorder des privilèges à Isaad Rebrab.

    D’autre part, la réponse de Hadadd à Rebrab peut être considérée comme une audace et une fidélité au président Bouteflika.

    L’annonce du chiffre d’affaires du FCE qui est estimé à 40 milliards de dollars est un démenti à Rebrab qui parle des difficultés d’investir.

    La hausse de son propre chiffre d’affaires  contredit également ses propos. Comment sa fortune peut-elle augmenter s’il est vraiment empêché d’investir ? Bien au contraire, grâce aux avantages dont il bénéficie, Rebrab a pu investir au Brésil, en Italie et en France.