Les parasites de la République

auteur: imad saci

 

 

La presse avec ses différents supports, journaux, sites d’information, émissions télévisées et réseaux sociaux, se focalise, ces derniers jours et depuis le début du “mouvement populaire” du 22 février 2019, sur tout ce qui est en relation avec l’Armée Nationale Populaire.

Cette valeureuse Institution forme, depuis notre Indépendance, la colonne vertébrale de notre chère et unique Patrie « l’Algérie ». Elle a été et demeure, toujours, le mur infranchissable contre les ennemis et l’institution qui assume ses responsabilités pleinement vis-à-vis de son peuple d’où elle retient sa force et sa légitimité, et ce, avec brio. Ce qui lui permis de jouer un rôle primordial tout au long de la construction d’une Algérie meilleure et à chaque fois, par principes, même dans des circonstances les plus pénibles.

Alors qu’elle garantit son devoir constitutionnel comme il se doit, dans les normes et avec perfection chaque jour et sur plusieurs fronts, l’ANP s’est fait cognée dans le dos. Des agressions arbitraires depuis l’intérieur mais surtout depuis l’extérieur du pays, comme ces voix contrôlées par l’occident et par d’autres qui profitent de l’ingénuité de certains antagonistes déclarés.

Pour ne citer que, les Aboud et Zitout, dont des ligatures hasardeuses, avec les ennemis du passé et leurs alliés, ont été ressuscitées à chaque occasion façonnée  par des commentaires souillés et des interprétations altérées. Les tracas au quotidien de ses affiliés du chaos accommodés et concoctés dans des officines occidentales ne sont pas improvisés, pour prendre comme cible l’institution la plus sensible de notre pays.

Toutefois, de l’intérieur, la critique des personnes s’est extrapolée, d’elle même, à toute l’Institution, même si cette brave ANP a contenu et contient toujours indubitablement en son sein des hommes de valeur tout comme ceux qui ont fait libérer l’Algérie d’un ennemi féroce et inexorable.

Cette conception dangereuse, mené par une poignée de polichinelles à leur commande, le dénommé Karim Tabbou, conduit à sous-estimer le rôle de notre Armée, voire à la mépriser et signaler le danger de voir naitre une passerelle robuste et colossale entre l’Institution militaire et son peuple. Cet importun, apparemment assoiffé de pouvoir, pensa un moment trouver un modus vivendi avec des cercles occultes en vue de partager le trône (si ils y arrivent).

Depuis Kherrata, depuis cet endroit symbole de l’histoire de tout le peuple algérien, où on devait commémorer un évènement fabuleux, le 8 mai 1945, ce parasite, profite de la bonté de la région, pour s’en prendre violemment au Général de Corps d’Armée, Ahmed Gaïd Salah, Vice-ministre de la Défense Nationale, Chef d’Etat-Major de l’ANP, pis encore, il a même surnommé l’Armée Nationale de « nouvelle colonialiste ». Cette personne qui s’armait auparavant d’une vision politique claire d’un grand révolutionnaire comme Hocine Ait Ahmed, et l’utilise comme fond de commerce, vient de produire une divagation impardonnable en prenant cible deux cocardes à la fois, l’ANP et son Chef  qui est le Moudjahid Ahmed Gaïd Salah. Un geste maudit et Bizarre !

Ça se voit que ce parasite se partageait les philanthropies du politique sans qu’il y ait la moindre considération pour le peuple algérien, aucun respect. Pour lui c’est juste un ingrédient d’une recette magique pour taper sur le mouvement populaire comme gage de soumission.

Nullement une attitude nouvelle de sa part, mais vu son historique et ses anciens compagnons, c’est juste un geste de plus, une gymnastique politique. Jugeant, ainsi, son comportement hystérique on peut aisément constater qu’il est prêt à marcher même sur un chat pour se propulser au-devant de la scène de ce nébuleux mouvement populaire.

Tabbou, pour ceux qui l’avait oublié, a été tassé de son poste de premier secrétaire du FFS par le défunt Ait Ahmed en 2011 en raison de ses méthodes staliniennes, des centaines de militants ont été victimes de ses purges à répétition. Plusieurs témoignages évoquent un homme colérique qui n’a pas hésité à utiliser la violence physique contre les militants les plus anciens les plus chevronnés.

De très graves accusations ont été portées par le fédéral du FFS à Ghardaïa en sa personne. Dans une lettre adressée au président du FFS, Hocine Aït Ahmed, un militant du parti compare M. Tabou à « un jeune étudiant devenu un monstre violent et un malade mental »!! Pis encore, il se demande si Karim Tabou n’était pas en fait un agent qui travaille au profit des services occultes en « orchestrant la faillite du FFS vidé de ses militants sincères en faveur d’opportunistes et carriéristes».

Cet altéré alors, a profité de son strapontin à l’APN pour se faire un nom au lieu de s’occuper des problèmes de ses électeurs comme l’aurait fait un député helvétique. Rappelons enfin, qu’il a passé sept longues années à l’université de Tizi-Ouzou pour obtenir une licence en économie. Une image nette qui reflète vraiment son niveau, sachant, qu’on ne lui connait aucune expérience professionnelle, ni contribution, ni publication mais uniquement des blablas devant les cameras, en plus, il se prenne pour élite de la deuxième république, qui tente de fabriquer l’habit de “digne représentant du peuple”, s’est avéré finalement, avec cette course effrénée, d’être qu’un géant aux pieds d’argile.

Ce Mosquito de Tabbou, qu’il s’imaginait pourtant très populaire et ayant la caution du mouvement de contestation pour le représenter « dignement » aux côtés de quatre ou cinq autres figures de l’opposition dont les noms étaient hypermédiatisés dès le début des manifestations, s’est vu humilié et violemment chahuté lors de la marche par des jeunes manifestants qui lui demandaient rageusement de «dégager». Une voix lui reprochait clairement d’être un «affidé de Toufik et de Rebrab». Ces réactions semblent liées à l’une de ses habituelles interventions dans laquelle il avait appelé le Chef d’Etat-major de l’ANP à démissionner.

Ces images où l’on voit l’ex-enfant terrible du FFS contraint de quitter la marche sous les cris vindicatifs de certains manifestants ont suscité des réactions qui viennent une nouvelle fois démontrer que personne ne peut les tromper ni les récupérer.

Se sentant rejetés par un mouvement qu’ils avaient pourtant rejoint avec armes et bagages, et dont ils aspiraient à être le berger, ce pique-assiette quitte, en effet, la scène publique pour se replier pour réapparaître plus tard sans déshonneur dans des endroits bien planifiés, mais cette fois avec d’autres personnes encore refusées par le mouvement populaire. Et ce, certainement pour marquer leur fin, on suicidant politiquement et socialement.

En dépit de toutes ces tentatives internes et externes visant à porter atteinte à son unité, sa cohésion et sa souveraineté, le peuple algérien vient de démonter qu’il demeurera à jamais un et indivisible et qu’il saura encore, comme il l’a fait toujours par le passé, faire échec à tout ce qui peut nuire à son unité nationale. Les Algériens, accompagnés en cela par leur Armée, veulent une solution qui répondrait à leurs revendications exprimées dans le mouvement populaire et espèrent qu’elle se fera dans la douceur et de manière progressive et pacifique. C’est pour cette raison laquelle, ce peuple algérien vaillant continue de crier haut et fort avec toutes ses forces : « Djeich..chaab..khawa…khawa !».