Nulle sortie de crise n’est envisageable sans dialogue et mutuelles concessions, estime l’ancien officier supérieur, Mohamed Khalfaoui

auteur: khaled houas

Pour libérer l’Algérie des effets de la crise à laquelle elle est confrontée depuis près de cinq mois, il y a urgence pour les représentants de la contestation populaire et du pouvoir en charge de gérer la transition, d’engager le dialogue et d’accepter de faire de mutuelles concessions

Ancien officier supérieur de l’ANP, Mohamed Khalfaoui rappelle que lors de son discours de mardi, le chef d’Etat-major, Gaïd Salah avait relancé l’idée d’une recherche de solution par le biais d’un dialogue organisé dans un cadre constitutionnel seul moyen, selon lui, de parvenir « à une entente ».

S’exprimant, mardi, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, celui-ci considère que les Algériens doivent prendre conscience de l’extrême gravité de la situation à laquelle est présentement confronté leur pays et que seul, estime-t-il, le président de l’Etat, dont il juge qu’il doit continuer à assurer ses fonctions, est légalement à même de décider des mesures pour y faire face. « On ne peut, souligne-t-il, étêter l’Etat en cette période de crise » souligne-t-il.