Pour le professeur Mohamed-Cherif Benmihoub, la lutte contre la corruption est étroitement liée à une réforme du système de gouvernance

auteur: khaled houas

Au travers des nombreuses affaires d’atteinte aux biens publics portées devant la justice, les Algériens découvrent avec effarement l’étendue d’une corruption qu’ils devinaient, mais dont ils ignoraient les multiples ramifications jusqu’au sein des institutions de l’Etat.

Pour l’analyste en économie, le professeur Mohamed-Cherif Benmihoub, pour prétendre mener la lutte contre cette déchéance, il faudrait nécessairement en passer par la révision en profondeur du « système » tel qu’il a fonctionné jusqu’alors, en engageant « la réforme du système de  gouvernance ».

Reçu, lundi, à l’émission l’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, celui-ci impute cette situation à la « perversion morale » des personnes impliquées et à sa corrélation avec les commandes publiques, constatant que « plus le budget de l’Etat est important, plus la corruption a tendance à se généraliser ».